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Masaka

Depuis un peu plus d’une semaine, on n’est que deux ici. Hilary et moi avons intelligemment épuisé la nourriture disponible, en cuisinant en priorité avec les légumes qui devenaient un peu trop mous, et en étant créatives dans nos recettes (j’aimerais être aussi efficace à gérer mon frigo à Montréal). Mais il a fallu se rendre à l’évidence : on ne pouvait plus repousser notre visite en ville pour faire les courses. Ce qu’on a fait vendredi.

On peut acheter quelques trucs dans les magasins du village, mais pour trouver tout ce dont on a besoin, il faut aller à Masaka, une ville à environ 30 minutes d’ici en voiture. Dennis, qui gère la station de recherche, dit toujours que tous les criminels d’Ouganda viennent de Masaka. Mais c’est pas pour ça qu’on repoussait le moment d’y aller. C’est que c’est un peu d’organisation. Premièrement, il faut engager un chauffeur pour s’y rendre en voiture. Ce serait beaucoup moins cher d’y aller en boda-boda, mais puisqu’on a beaucoup de choses à acheter, on a besoin d’espace pour ramener nos courses. Deuxièmement, il faut trouver le bon moment pour y aller. Puisque je n’ai qu’un été pour collecter toutes mes données, je n’ai pas beaucoup de temps libre, même chose pour Hilary. Et finalement, puisqu’on attend toujours au dernier moment pour aller faire les courses, on a beaucoup d’endroits à visiter, donc c’est un peu long. Mais quand même, ça fait du bien d’aller en ville parfois pour se sentir un peu plus dépaysé qu’à la station de recherche.

On engage soit Abdou, soit Patrick pour nous conduire à Masaka. Cette fois-ci, c’était Patrick. Ce qui est le fun avec lui, c’est qu’il anticipe les coins les plus poussiéreux et gère en conséquence l’ouverture et la fermeture de toutes les fenêtres, tout en conduisant relativement prudemment sur la route raboteuse et sinueuse, entre boda-bodas, vélos et voitures. En plus, il fait jouer de la vieille musique pop un peu quétaine. Michael Jackson, Phil Collins, Rihanna et Enrique Iglesias ont bercé nos oreilles pendant qu’on regardait les chèvres et les vaches brouter sur le bord de la route. En passant, je ne sais pas ce qui se passe avec la toune « Hero » de Enrique Iglesias, mais en plus de l’avoir entendue dans l’auto vendredi, elle a joué aussi samedi soir à un party juste à côté d’ici. Je l’ai dans la tête constamment depuis…

On a réussi à être pas mal efficaces à faire nos courses. On est allées à la banque, à la pharmacie, au supermarché, à un magasin de cellulaire pour s’acheter du temps d’antenne prépayé, à la boulangerie et au marché frais. On a aussi fait un peu de lèche vitrine dans des boutiques d’artisanat. Et on a acheté de l’essence pour la génératrice.

 

30 000 shillings (12$) pour tout ça!

30 000 shillings (12$) pour tout ça!

Tout ce qui est frais coute vraiment pas cher… regardez tout ce qu’on a acheté pour 12$! La boulangerie non plus, mais les items de supermarchés sont parfois à des prix comparables à Montréal, comme le papier de toilette, le beurre d’arachides ou le café. Ce qui me surprend le plus, c’est le prix de l’essence : environ 1,50$/litre. C’est pas donné!

Après avoir terminé les courses, on a attendu Patrick à la boulangerie en mangeant des samosas. Moi j’ai bu un Krest bitter lemon (à mon avis la meilleure boisson gazeuse qui soit), et Hilary a bu un Stoney (un genre de coke au gingembre). Puis on est rentrées chez nous, en écoutant encore même CD de tounes quétaines. Et on espère ne pas avoir à retourner en ville pour un bon 10 jours.

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