Archives pour la catégorie Terrain / Field work

Bloguer… en différé

J’ai écrit ce texte hier après-midi, sans avoir pu le mettre en ligne à cause de la piètre qualité de l’accès Internet ici…

___

Le 20 juin 2014

Lake Nabugabo Research Station

 

Je suis assise sur une chaise bleue en plastique devant le lac Nabugabo. Le vent est assez fort, l’eau n’est pas très calme. Mais il fait beau soleil. Je garde un œil sur mon téléphone pour savoir à quel moment je dois retourner au respiromètre pour vérifier si le petit poisson qui s’y trouve est encore bien vivant, et je reste à l’écoute du bruit des pompes du même respiromètre pour m’assurer qu’on n’est pas en panne d’électricité. Tout roule pour l’instant, j’ai quelques minutes pour écrire.

 

On est arrivés à Nabugabo le 13 juin. J’adore cet endroit. Les levers du soleil sur le lac sont magnifiques, on est entourés de singes et de geckos, il fait beau et chaud, mais pas trop chaud, et c’est vraiment paisible. On ne manque de rien d’essentiel. Un accès Internet de qualité, un réseau cellulaire fonctionnant partout, de l’électricité en tout temps et l’eau courante… on n’a rien de ça, par contre! Et ça m’angoissait avant de partir, mais une fois ici, on se passe bien du téléphone et de l’ordinateur. Toutefois, j’aimerais bien qu’on ne manque pas de courant les jours où j’ai prévu faire de la respirométrie. Pour les loisirs, on se passe bien de technologie, mais pour le travail, c’est plus tough. Surtout avec un projet comme le mien.

 

Justement, mon projet…

Pour ceux qui ne le sauraient pas, le but de mon projet est d’évaluer la tolérance des perches du Nil au stress thermique. Je veux savoir si leur tolérance varie en fonction de la taille des poissons, et en fonction de leur habitat. Pour ce faire, j’évalue leur consommation d’oxygène dans un respiromètre, et à différentes températures.

 

En gros, je place le poisson dans une chambre à l’intérieur d’un bassin d’eau. La chambre est reliée à des pompes permettant une circulation d’eau en circuit fermé (chambre seulement) ou ouverte sur le bassin. Je peux mesurer la quantité d’oxygène et la température de l’eau qui se trouve à l’intérieur du bassin, et avec ces données, je mesure le taux métabolique du poisson. Je prévois que le taux métabolique des poissons augmentera avec la température et la taille des poissons, et qu’il y aura des différences entre les poissons de deux habitats du lac que j’ai ciblés à l’avance. Plus le taux métabolique est élevé, plus le poisson doit dépenser de l’énergie pour se maintenir en vie. Pour plus de détails, veuillez attendre mon retour à Montréal…

 

 

Les gens sont vraiment gentils ici. Les Ougandais sont extrêmement polis. D’ailleurs, il est mal vu de poser une question à quelqu’un ici sans lui avoir dit bonjour et demandé comment ça va. Mais ça, personne ici ne vous le dira, ils sont bien trop polis pour ça! Aussi, les gens parlent tout bas, et très lentement. C’est déstabilisant au départ, mais au final, c’est très apaisant.

 

Les enfants, particulièrement, sont vraiment attachants. Ils aiment saluer les « muzungus » (étrangers). D’ailleurs, en allant faire mon jogging l’autre jour, j’ai passé beaucoup de temps à envoyer la main à des enfants qui me disaient « Bye muzungu! ». Et à un moment, un jeune garçon s’est mis à courir derrière moi et quand il est arrivé à ma hauteur, on s’est tapé dans la main. Et il est reparti. Ensuite, d’autres enfants se sont mis à courir avec moi. À un moment, j’en avais 5 autour de moi qui couraient et riaient. C’était vraiment drôle.

 

Je m’adapte bien à mon nouveau train de vie. Lever assez tôt, autour de 6h30, et coucher autour de 21h30-22h. Puisqu’on est près de l’équateur, le soleil se lève autour de 7h et se couche autour de 19h. Et j’ai dit que les levers du soleil sont magnifiques? On s’assoit près du lac pour manger notre déjeuner et boire notre café tout en appréciant la vue. Y a pire! Pour le souper, c’est à chacun son tour de cuisiner. On mange très bien, malgré le peu de moyens qu’on a pour cuire la nourriture (deux ronds au gaz). Outre un repas où on s’est régalés de tilapia, on n’a pas mangé de viande depuis notre arrivée ici. Et ça ne me manque pas… pour l’instant!

 

Ça fait seulement une semaine que je suis arrivée. Tout est encore bien rose pour l’instant. On verra ce que je dirai de cet endroit la veille de mon départ, le 22 août. Mon petit doigt me dit que le portrait sera encore assez positif. À suivre!

 

Publicités

Le tourisme, ça commence dans l’avion

La première portion touristique du voyage aura eu lieu depuis les airs.

D’abord à bord d’Audrey Hepburn, puis ensuite de cet avion au nom imprononçable.

En quittant Montréal, j’ai suivi le fleuve un moment, puis on n’a bientôt vu que des nuages. Quelques heures plus tard, après deux heures de sommeil peu réparatrices, j’aperçois la côte hollandaise, quelques bateaux sont amarrés au large.

Depuis Amsterdam, direction sud.

Premier paysage spectaculaire : les Alpes! C’est assez incroyable de voir des airs que certains villages soient nichés si hauts.

Après l’Italie, la mer méditerranée, le nord de l’Afrique, l’avion survole le désert du Sahara. On dirait un paysage lunaire.

Sand takes over the landscape

Sand takes over the landscape

Et il y a finalement tellement de sable qu’on dirait un gros nuage beige sous l’avion.

Sahara_01

Sand everywhere

Je ne sais pas si j’irai un jour, le désert ne m’appelle pas (Y a pas de poissons là-bas). N’empêche, c’est vraiment beaucoup de sable, tout ça.